Montana Kalouma : La pépite de Hohneck qui affole les chronos
S’il est un nom qui circule avec insistance dans les écuries et sur les bords de piste en ce printemps 2026, c’est bien celui de Montana Kalouma. Ce jeune trotteur, fils du légendaire Hohneck, ne se contente pas de gagner : il le fait avec une classe qui rappelle les plus grands. Entre origines prestigieuses et montée en puissance méthodique, retour sur l’histoire d’un crack en devenir.
Une naissance sous les meilleurs auspices
L’histoire de Montana Kalouma débute en 2022, l’année des “M”. Il naît au sein de l’élevage d’excellence de l’Écurie Philippe Boff, une signature reconnue pour sa capacité à produire des athlètes de haut niveau.
Son pedigree est un véritable rêve de généticien. Son père n’est autre que le champion Hohneck, vainqueur de l’Elitloppet et pilier des épreuves de Groupe 1, dont il a hérité la force de propulsion et le mental de guerrier. Côté maternel, il est le fils de Nelinotte du Rib, issue de la célèbre lignée “du Rib” de Joël Hallais. Ce croisement entre la vitesse pure de Hohneck et la tenue légendaire des “Rib” a donné naissance à un trotteur complet, capable de s’adapter à tous les profils de piste.
L’acquisition et la rencontre avec le clan Duvaldestin
C’est sous les couleurs de l’Écurie Olmenhof que Montana Kalouma évolue aujourd’hui. L’acquisition de ce poulain s’est faite très tôt, l’écurie ayant décelé chez lui un équilibre et une locomotion hors norme dès ses premiers pas.
Pour transformer ce diamant brut en champion, le choix s’est naturellement porté sur l’un des meilleurs metteurs au point de l’hexagone : Thierry Duvaldestin. Installé dans l’Orne, cet entraîneur de génie (à qui l’on doit notamment Idao de Tillard) a pris le temps de façonner Montana, respectant sa croissance pour ne pas brûler les étapes.
Une carrière lancée sur les chapeaux de roues
Montana Kalouma a débuté sa carrière avec la régularité d’un métronome. Après des qualifications remarquées, il a rapidement enchaîné les succès en province, notamment au Croisé-Laroche et à Lisieux, où il a montré qu’il possédait un “moteur” bien supérieur à sa catégorie actuelle.
Mais c’est sa performance récente qui a définitivement marqué les esprits. Bien que la ferveur azuréenne ait souvent été le théâtre de ses ambitions, c’est sur la piste de Caen, lors du Prix d’Emieville le 9 mars 2026, qu’il a réalisé une démonstration de force.
Le sacre de Caen : La course référence
Ce jour là, sous la drive précise et énergique de Yoann Lebourgeois, Montana Kalouma a prouvé qu’il était prêt pour l’élite. Dans cette épreuve de tenue, il a trotté le nez au vent avant de placer une accélération dévastatrice dans la ligne droite finale, bouclant son parcours avec une facilité déconcertante.
Son entraîneur, Thierry Duvaldestin, ne cachait pas sa satisfaction : “C’est un cheval qui ne fait que progresser. Il a la sérénité des grands.” Avec un record déjà abaissé à 1’13”1, Montana Kalouma ne compte pas s’arrêter là.
Ses déboires : La rançon du tempérament
Comme tout jeune champion, son parcours n’a pas été exempt de quelques réglages. Au début de son année de 3 ans, sa fougue lui a parfois joué des tours, se traduisant par des disqualifications pour allures irrégulières lorsqu’il était trop “chargé” d’adrénaline. Mais le travail de patience de l’écurie Duvaldestin a payé : Montana est aujourd’hui beaucoup plus posé, acceptant la domination et les changements de rythme imposés par ses drivers.
L’avenir : Cap sur Vincennes
Désormais détenteur de trois victoires en seulement six sorties, Montana Kalouma est le leader de sa génération au sein de l’écurie. Ses propriétaires et son entourage envisagent désormais le meeting d’été de Vincennes avec une ambition légitime : se frotter aux meilleurs de la génération des “M” dans les épreuves de Groupe.