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L’Olympe Tricolore

Nina Mallevaey incarne à la fois la jeunesse, la performance féminine et la réussite française à l’international ©FEI

Entre l’ascension fulgurante de Julien Epaillard au classement mondial et la domination française en Andalousie, le saut d’obstacles tricolore dicte sa loi sur la planète équestre.

Le calendrier équestre s’emballe en ce dernier week-end de février, et avec lui, le cœur des supporters français. Si le thermomètre peine encore à grimper en Europe, les vestes bleues, elles, affichent une température caniculaire sur tous les terrains de la planète. Entre un classement mondial qui fait la part belle à notre pays et des victoires qui s’enchaînent de l’Andalousie à la Floride, l’équitation tricolore traverse une période de grâce historique.

Le séisme du Longines Ranking

La nouvelle est tombée comme un coup de tonnerre : le classement mondial n°301 vient de sacrer le retour d’un roi. Dix ans après son dernier règne, le Britannique Scott Brash retrouve le trône de numéro 1 mondial. Une leçon de résilience pour celui qui, à 40 ans, détrône l’Américain Kent Farrington

Scott Brash redevient numéro 1 mondial après dix ans ©FEI

Mais pour nous, l’essentiel est ailleurs. Pour la première fois depuis des années, la France place deux de ses ambassadeurs dans le prestigieux Top 10 mondial simultanément. Julien Epaillard, notre “fusée” normande, bondit à la 7ème place mondiale. Sa régularité insolente, notamment lors du récent CHI Al Shaqab, porte ses fruits. Juste derrière lui, à la 8ème place, Nina Mallevaey confirme qu’elle n’est plus seulement un espoir, mais l’une des patronnes du circuit mondial. À seulement 26 ans, elle incarne une jeunesse triomphante et décomplexée qui fait trembler les ténors de la discipline

Julien Epaillard et Donatello d’Auge ©FEI

La “French Touch” embrase l’Andalousie

Pendant ce temps, sous le soleil de Vejer de la Frontera, le Sunshine Tour est devenu une véritable enclave française. La cinquième semaine de compétition a débuté sur les mêmes bases que les précédentes : une domination sans partage. On savoure encore la victoire magistrale de Mathieu Billot dans le Grand Prix 4* de dimanche dernier. Associé à une Heartlove de Pleville en état de grâce, le cavalier tricolore a livré une leçon de pilotage lors d’un barrage supersonique.

Derrière lui, la relève n’est pas en reste. Les épreuves réservées aux jeunes chevaux de 7 ans, disputées hier, ont vu une razzia de Selle Français aux premières places. Cette hégémonie en terre espagnole témoigne de la qualité exceptionnelle de l’élevage français qui, en ce début d’année 2026, semble avoir pris une longueur d’avance sur ses concurrents européens.

L’Amérique à l’heure française

Traversons l’Atlantique pour rejoindre les pistes de Wellington et d’Ocala, où le Winter Equestrian Festival (WEF) bat son plein. Dans ce temple du luxe et de la performance, nos expatriés font plus que de la figuration. Nina Mallevaey, encore elle, continue d’engranger des points précieux. Sa 8ème place hier dans l’épreuve majeure d’Ocala avec My Clementine est un modèle de gestion tactique qui force le respect.

Sur la piste de Wellington, la “Nations Cup Week” a démarré fort. Si l’Irlandais Tom Wachman a chipé la victoire dans le Challenge Cup hier, les observateurs ont les yeux rivés sur l’équipe de France qui s’apprête à disputer la Coupe des Nations ce week-end. Le sélectionneur national dispose d’un réservoir de talents tel qu’il doit désormais faire des choix cornéliens, un “problème de riche” qui laisse présager une saison extérieure monumentale.

Perspectives et adrénaline

Que retenir de cette fin de mois ? Le sport équestre est en pleine mutation. Le retour des légendes comme Scott Brash cohabite avec l’éclosion de talents purs comme Mallevaey ou Olivier Perreau. Pour vous, lecteurs de Cheval Addict, ce week-end s’annonce électrique. Entre les finales de Vejer et le dénouement en Floride, le drapeau français n’a jamais été aussi près des sommets. Nous sommes les témoins privilégiés d’une ère où le savoir-faire tricolore s’exporte et s’impose avec une élégance rare.

Mathieu Billot et Hezartlove de Pléville ©FFE

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