Alors que le rideau tombe sur un week-end d'une intensité rare, la planète équestre retient son souffle. Entre le triomphe français dans la Coupe des Nations de Floride, la résilience des ténors américains et la domination insolente des lignées françaises en Endurance, le sport équestre entre dans une ère de compétitivité absolue.

Le Galop du Jour L’Onde de Choc de Wellington et le Réveil des Géants

Lundi 2 mars 2026

Alors que le rideau tombe sur un week-end d’une intensité rare, la planète équestre retient son souffle. Entre le triomphe français dans la Coupe des Nations de Floride, la résilience des ténors américains et la domination insolente des lignées françaises en Endurance, le sport équestre entre dans une ère de compétitivité absolue.

Saut d’Obstacles : Le Bras de Fer de Wellington

La “Nations Cup Week” du Winter Equestrian Festival (WEF) à Wellington restera gravée comme l’un des affrontements les plus spectaculaires de cette décennie. Dans l’arène surchauffée de Floride, le suspense a duré jusqu’à l’ultime cavalier.

La France s’est imposée avec une maîtrise déconcertante, mais elle a dû faire face à une opposition féroce. Les États-Unis, portés par leur public, décrochent une deuxième place de haute lutte. McLain Ward, associé à sa puissante Callas (par Casall), a livré une démonstration d’équitation académique, tandis que Laura Kraut et le bondissant Dorado 212 (Tailormade Diarado’s Boy) ont prouvé que l’expérience restait une arme redoutable. L’Irlande complète le trio de tête grâce à l’agilité de Daniel Coyle sur sa phénoménale Legacy (Chippendale Z).

Côté tricolore, l’héroïne se nomme Nina Mallevaey. En selle sur l’incroyable Dynastie de Beaufour (fille de Diamant de Semilly et Cassini I), elle a signé un double sans-faute d’une fluidité rare. Née chez Éric Levallois dans le Calvados, cette jument incarne le génie de l’élevage normand. Julien Epaillard, la “fusée” normande, n’était pas en reste avec son crack Donatello d’Auge (Jarnac x Hello Pierville), né dans ses propres écuries. Kevin Staut, pilier de l’équipe, montait un Beau de Villeée (Kannan) d’une régularité métronomique, tandis que Cédric Hurel fermait la marche avec brio sur Fantasio Floreval Z (Florian de la Vie).

Dressage & Para-Dressage : La Maestria de Habana Libre A

Le Dressage français poursuit sa marche triomphale vers les sommets. Morgan Barbançon, leader charismatique, a marqué les esprits avec son majestueux Habana Libre A (Zizicop x United). Ce hongre noir au charisme magnétique a présenté des enchaînements techniques d’une complexité rare. L’objectif symbolique des 80% en Grand Prix Freestyle n’est plus une utopie pour ce duo qui incarne l’élégance à la française. En Para-Dressage, les couples tricolores continuent de surprendre par la discrétion de leurs aides, avec des chevaux comme Stallone de Hus (Soliman), né au célèbre Haras de Hus en Loire-Atlantique, qui s’impose comme une référence mondiale du bien-être et de la fluidité.

Concours Complet : L’Armada de Saumur

À Saumur, l’élite du Complet finalise sa préparation. Nicolas Touzaint peaufine les derniers réglages avec son fidèle Absolut Gold HDC (par Birkhof’s Grafenstolz), né chez Philippe Patru dans le Maine-et-Loire. À ses côtés, Karim Laghouag mise sur la puissance de Triton Fontaine (Gentleman IV), né chez Sophie Pelissier-Coutureau. Ces chevaux, piliers du “Complet à la française”, affichent une condition physique irréprochable avant les premières échéances internationales de mars.

Courses : Vincennes transmet le flambeau

Le rideau est tombé hier à Vincennes sur le meeting d’hiver. Le crack Idao de Tillard (Severino), né à l’élevage de Françoise Chaunion dans l’Orne, a encore une fois prouvé sa suprématie au trot attelé. Aujourd’hui, l’attention se déporte vers le plat à Cagnes-sur-Mer, où les pur-sang comme Facteur Cheval (Ribchester), fleuron de l’entraînement français, préparent leurs campagnes internationales.


Endurance : La Suprématie des Lignées Françaises

C’est dans le désert du Moyen-Orient que l’élevage français signe son plus grand triomphe ce week-end. Les épreuves de 160 km aux Émirats Arabes Unis ont vu une domination sans partage des chevaux nés dans l’Hexagone, confirmant que nos terres sont le berceau mondial de l’endurance. Le grand vainqueur de l’épreuve majeure, Vulcain de Crouz, est un pur-sang arabe d’exception (par Shagya XXV-22). Il est né chez Catherine et Jean-Claude Alary à l’Élevage de Crouz, situé dans l’Aveyron. Ce cheval incarne la robustesse des lignées sélectionnées sur les plateaux du Larzac. Juste derrière lui, on retrouve Amir de la Gesse (par Murib), né au prestigieux Élevage de la Gesse chez Helen Adel-Baudet en Haute-Garonne. Un autre performer remarqué est Djebelle de Gion, née chez Jean-Michel Grimal dans l’Aveyron, une terre décidément bénie pour la discipline. Ce cheval descend en droite ligne du légendaire Persik, l’étalon qui a révolutionné l’endurance mondiale à partir de la France. Citons également E l’Aurore (par Tidjani), né chez la famille Mignot dans l’Allier, dont la récupération cardiaque a impressionné tous les vétérinaires au dernier “vet gate”. La force de ces chevaux réside dans un mélange unique de sang oriental (Dormane, Tidjani) et d’un élevage en extérieur favorisant une densité osseuse et une résistance mentale hors norme. Les écuries royales de Dubaï et d’Abu Dhabi ne s’y trompent pas : 80% des chevaux classés dans le Top 10 mondial de ce mois sont nés en France.

Saint-Lô et la Relève

Le week-end à Saint-Lô a sacré les meilleurs couples de Horse-ball. Le crack Drogon, monté par l’élite tricolore, a fait preuve d’une agilité stupéfiante. En Pony Games, les poneys comme Flash de l’Ourcq, né dans l’Oise, ont montré une vitesse de passage de témoins qui reste la référence mondiale de la discipline.

Le Chiffre du Jour

301 : C’est le numéro du classement Longines qui voit Scott Brash (GBR) redevenir n°1 mondial ce matin avec son fidèle Hello Jefferson.

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