Le Jumping international de Bordeaux 2024 s’est conclu dimanche 4 février par le Grand Prix Audi, dans lequel a retenti La Marseillaise en l’honneur de Julien Epaillard et Donatello d’Auge ! Toujours très rapide, le duo s’est imposé au cours d’une épreuve au scénario identique à l’année passée et succède ainsi à Grégory Cottard et Cocaïne du Val.

Julien Epaillard et Donatello d’Auge concluent le Jumping international de Bordeaux en beauté

Le Jumping international de Bordeaux 2024 s’est conclu dimanche 4 février par le Grand Prix Audi, dans lequel a retenti La Marseillaise en l’honneur de Julien Epaillard et Donatello d’Auge ! Toujours très rapide, le duo s’est imposé au cours d’une épreuve au scénario identique à l’année passée et succède ainsi à Grégory Cottard et Cocaïne du Val.

Trente couples ont pris le départ du Grand Prix dominical du Jumping international de Bordeaux. Julien Epaillard, sixième à s’élancer avec Donatello d’Auge (propriété de Hello Holdings 31 Slu et de son cavalier, liste “À cheval pour Paris”), a été le premier à trouver la clé du sans-faute. Cela laissait présager d’un beau spectacle au barrage, le Normand étant réputé pour son sens de la vitesse et par ailleurs lauréat en 2023 de trois Grands Prix à 1.60m aux rênes de son Selle Français de onze ans. Trois autres couples ont également empoché leur ticket pour la finale au chronomètre. 

Le scénario s’annonçait identique à celui de l’année passée, avec quatre barragistes et un représentant tricolore en ouvreur. Julien Epaillard et Donatello d’Auge succèderont-ils à Grégory Cottard et Cocaïne du Val ?

Les treize obstacles pour seize efforts du tour initial ont laissé place à un tour raccourci à sept obstacles pour huit efforts. Julien Epaillard, numéro cinq mondial au classement Longines des cavaliers, a immédiatement imprégné un tempo de folie avec son protégé, qu’il a fait naître, lancé à toute vitesse. Le public bordelais a retenu son souffle devant le tracé du duo, qui a franchi la ligne d’arrivée en 38’’70. Un chronomètre qui n’a pu être battu par les trois concurrents suivants, laissant ainsi la victoire au Normand et son régulier Donatello. C’est la deuxième fois que le Tricolore s’impose dans cette épreuve, après sa victoire en 2020 avec Queeletta. 

La réaction de Julien Epaillard 

“C’est toujours agréable de gagner, je travaille pour cela. Donatello a très bien sauté en répondant une nouvelle fois à mes demandes de manière incroyable. Je suis passé en premier au barrage donc j’ai essayé d’être le plus rapide possible pour mettre la pression sur les autres. Il y avait une option vraiment difficile pour aller sur l’oxer vert (antépénultième obstacle du barrage, ndlr), la distance n’était pas idéale et je suis arrivé un peu près, mais mon cheval a tellement de force que c’est passé. Il a très bien tourné après le numéro 2, je pense que j’ai gagné du temps à ce moment. Cela m’a ensuite permis de soigner certains obstacles du parcours.
J’ai énormément de chance d’avoir deux chevaux du niveau de Donatello et Dubaï du Cèdre (propriété de la Sarl Exceptional Horses S.L., Sylvain Pitois et Perrine Cateline, liste “À cheval pour Paris”), qui a elle aussi remporté un Grand Prix 5* la semaine passée à Amsterdam. Nous essayons de tout mettre en œuvre pour faire partie des meilleurs mondiaux. Les Jeux à Paris arrivent une fois dans une vie, nous avons tous envie d’y être et c’est normal ; quand on évolue à haut niveau, les Jeux sont le Graal.”

Pénalisé de quatre points sur le vertical n°10 au tour initial, Philippe Rozier s’est classé au sixième rang de ce Grand Prix avec Dirty Sweet (propriété de Christian Baillet). Une prestation pleine de promesse pour le champion olympique par équipes des Jeux de Rio, puisqu’il s’agissait seulement du cinquième parcours à 1.60m pour sa jument de onze ans. 

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