Flash Gordon 37 Le nouvel OVNI du dressage mondial
Dans l’univers du dressage de très haut niveau, l’éclosion d’un nouveau phénomène sur le Grand Prix relève toujours d’une subtile alchimie entre une génétique d’exception, un travail de patience et la rencontre avec un cavalier capable d’en révéler l’étincelle. C’est précisément l’histoire qui s’écrit actuellement autour de Flash Gordon 37. Ce grand hongre alezan à la robe brûlée et à l’énergie volcanique est en train de s’imposer comme le nouvel espoir majeur du dressage danois et international. Guidé par le vice-champion olympique et médaillé mondial Daniel Bachmann Andersen, ce fils du stud-book Oldenbourg franchit les étapes à une vitesse vertigineuse, faisant étalage d’une expressivité hors norme qui ravit les juges et passionne les puristes.
Une genèse sous le signe du sang allemand : la génétique de Jan Lueder Cornelius
L’histoire de Flash Gordon 37 débute le 5 juin 2014 en Allemagne, au cœur du berceau d’élevage du stud-book Oldenbourg (Oldenburger Warmblut). C’est chez l’éleveur passionné Jan Lueder Cornelius que vient au monde ce poulain alezan taillé pour le sport moderne. Enregistré sous le numéro d’identification DE 433330012414, le jeune cheval hérite d’un pedigree qui réunit la crème de la génétique de dressage germanique.
Son père est l’étalon Fiderbach OLD, un fils du chef de race Fidertanz réputé pour transmettre à sa production une mécanique de dos fantastique, une grande liberté d’épaule et un équilibre naturel remarquable. Côté maternel, Flash Gordon 37 descend de la jument prime d’État Waldessa, une fille du regretté étalon d’élite Don Romantic (lui-même par le pilier mondial Don Schufro). La présence en lignée basse du sang de Figaro apporte cette pointe de rusticité, de force de jarret et de réactivité indispensable pour aborder les exercices de rassembleur ultime que sont le piaffer et le passage
De l’ombre des concours jeunes chevaux aux exigences du Grand Prix
Comme beaucoup de futurs cracks, le chemin de Flash Gordon 37 vers le sommet n’a pas été un fleuve tranquille, mais plutôt un long apprentissage sous plusieurs selles instructives. Le jeune alezan fait ses toutes premières apparitions en compétition sur le circuit allemand à l’âge de trois ans, en 2017, sous la conduite de Heike Osterkamp. Très tôt, le cheval impressionne par l’amplitude de ses allures et son Rebound, mais son grand gabarit et son sang chaud exigent du temps pour se canaliser.
Au fil des saisons, Flash Gordon monte progressivement en puissance. Il passe ensuite sous le travail rigoureux de cavaliers allemands renommés comme Ninja Rathjens et le jeune espoir luxembourgeois Mathis Goerens. C’est sous ces selles que le protégé de la propriétaire suédoise Sofia Ek peaufine ses bases, apprend le travail de deux pistes et aborde les changements de pieds au temps. En 2022 et 2023, l’Oldenbourg accumule une solide expérience sur le circuit national allemand, signant des classements remarqués à Elmlohe ou Münster. Tout le monde pressent le potentiel brut du grand alezan, mais il manque encore la clé pour transformer cette puissance en un véritable chef-d’œuvre de décontraction et de précision.
La rencontre avec Daniel Bachmann Andersen : le déclic du virtuose

Le tournant décisif de la carrière de Flash Gordon survient au tournant de l’année 2025, lorsqu’il traverse la frontière pour rejoindre les écuries de Daniel Bachmann Andersen au Danemark. Le cavalier olympique danois, célèbre dans le monde entier pour son tact, sa capacité à comprendre le mental des chevaux émotifs (comme il l’avait si brillamment prouvé avec Blue Hors Zack ou Vayron), décèle immédiatement chez le hongre une marge de progression colossale.
Sous le travail quotidien de Bachmann Andersen, Flash Gordon se métamorphose. Le cavalier s’attache à décontracter la ligne dorsale du cheval, à canaliser son énergie débordante et à perfectionner la transition piaffer-passage. La symbiose opère à une vitesse déconcertante : le géant alezan trouve son équilibre, abaisse ses hanches avec aisance et déploie un passage majestueux couplé à une élévation des genoux stupéfiante.
Premières victoires internationales et coups d’éclat sur le Big Tour

L’entrée du duo sur la scène internationale au niveau Grand Prix fait l’effet d’une véritable bombe stylistique. Dès la fin de l’année 2025 et le début de saison 2026, Daniel Bachmann Andersen et Flash Gordon 37 enchaînent les performances de haut niveau :
- Aarhus & Herning (DEN) : Devant le public danois conquis, le couple signe des reprises étincelantes sur le circuit CDI, franchissant d’emblée les barrières symboliques du haut niveau.
- Hagen – Horses & Dreams (GER, Avril 2026) : C’est le premier grand test hors du Danemark pour le couple. Dans le prestigieux CDI4* de Hagen, face à l’élite allemande, Daniel et Flash Gordon réalisent un coup de maître en s’emparant de la victoire dans la Reprise Libre en Musique (Grand Prix Freestyle) avec la note canon de 79,615 %, devançant Katharina Hemmer et Ingrid Klimke.
- Falsterbo Horse Show (SWE, Juillet 2026) : Lors de la très disputée Coupe des Nations CDIO5*, le duo confirme son statut d’étoile montante en prenant la 2ᵉ place du Grand Prix (74,000 %) et en s’imposant magistralement dans le Grand Prix Spécial CDIO5 avec 75,638 %*, portant l’équipe du Danemark vers les sommets.
La trajectoire de Flash Gordon 37 incarne à la perfection le dressage moderne : une génétique de pointe valorisée par un travail dans le respect de l’athlète. Alors que les grandes échéances internationales de la mi-décennie profilent leurs ombres, ce fils de Fiderbach et Waldessa s’affirme plus que jamais comme la nouvelle cartouche majeure du Danemark. Un crack d’une expressivité rare, à suivre de très, très près.